Études pour vibraphone
Études pour vibraphone
‣ nomenclature : vibraphone solo (3 octaves)
‣ durée : 2’42 • 1’34 • 3’01 • 2’03 • 1’30 • 1’38
‣ création : 13 février 2004 • Les Intramuros du GMEM (Marseille) • Frédéric Daumas, vibraphone
‣ dédicaces : n°3 “à David Friedman” • n°4 “à Joe Locke” • n°6 “à Pierre de Bethmann”
‣ éditeur : Éditions Musicales Européennes (E.M.E.)
‣ extrait (Aka 1’30) : • Éric Chartier, vibraphone
texte de présentation
Depuis longtemps, je caressais l’idée d’écrire des études pour un instrument que je connais bien, le vibraphone. Comme je n’écris que d’après commandes, souvent pour des formations importantes, et qu’aucune occasion ne s’était encore présentée en ce sens, je repoussais toujours un peu plus ce projet. C’est pendant la composition de La Noia pour orchestre, œuvre sur laquelle je passais deux années, que, saturé d’un orchestre aux proportions gigantesques, je pris quelques semaines de « vacances » pour enfin réaliser mes études. Passionné de celles pour piano d’un Chopin et d’un Debussy, j’ai voulu à mon tour aborder un genre qui, à un problème de technique instrumentale en associe toujours un d’ordre compositionnel.
A Metz est un continuum rythmique d’arpèges extensibles faisant une utilisation quasi chinoise du jeu à quatre baguettes. Le titre est un clin d’œil à la ville où je vis actuellement et qui a vu naître ces études.
Allusion au « Menuet des sorcières » du Quatuor à cordes op.76 n° 2 de Haydn, Le Scherzo des sorcières est une étude polyrythmique diabolique écrite sur deux portées et exigeant de la part de l’interprète une dé-coordination de type schizophrénique.
Dans le caractère d’une ballade, Sissi est une étude polyphonique en mouvement contraire. Son titre, qui n’a rien à voir avec l’impératrice du même nom, renvoie simplement à la note polaire du morceau.
Des six études, Canard zinzin est sans doute la plus contrastée de texture. Elle fait alterner librement des figures d’arpèges et des accords en positions variées. L’animal qui donne son titre à l’œuvre a été vu empaillé dans la scène de l’antiquaire au début de La Peau de chagrin de Balzac.
En hommage à des pygmées musiciens, Aka utilise de façon systématique et continue des formules de tambour : flas, ras divers et autres paradiddles.
« Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx, / Aboli bibelot d’inanité sonore, … » (Mallarmé). Faisant appel au dampening (étouffement des notes avec la baguette) et à un jeu extrêmement subtil et dosé de la pédale, c’est l’ « étude aux sonorités opposées » du recueil.
François Narboni
n°1 A Metz • n°2 Le Scherzo des sorcières • n°3 Sissi • n°4 Canard zinzin • n°5 Aka • n°6 Nul ptyx