nomenclature : contrebasse principale
2 clarinettes en sib (jouant la clarinette basse), trompette en ut, trombone
violon, alto, violoncelle
percussions, 2 claviers électroniques
 durée : 19’48
 création : 20 mai 1996 • Centre Georges Pompidou (Paris) • 
                   • Jean-Pierre Robert, contrebasse principale • ensemble Itinéraire • Mark Foster, direction
 commanditaire : Ministère de la Culture et de la Communication (Commande d’État)
 dédicace : “A Michaël Lévinas, en toute cohérence harmonique”
 éditeur : Éditions Musicales Européennes (E.M.E.)
 discographie : François Narboni, Les Animals (3D Classics 8036)

 filmographie : Un Animaux, des animals de Louise Narboni • inédit
 extrait (1’11) :                 • Didier Meu, contrebasse principale • Ensemble Stravinsky • 
                                            • Jean-Pierre Pinet, direction
                                                                                                                                                                                        




     







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Les Animals
texte de présentation
A partir de l'échantillonneur, les synthétiseurs font entendre exclusivement des sons animaliers prélevés dans différents             milieux naturels. Ces sons, transcrits préalablement en notation musicale, sont reproduits le plus fidèlement possible par les instruments, à l'unisson des claviers électroniques. Il s'agit moins là d'un travail d'imitation que d'une recherche sur l'apport d'éléments extra-musicaux à l'univers instrumental. Cette matière étrangère imprègne non seulement les paramètres musicaux traditionnels mais exacerbe aussi la dimension théâtrale latente du phénomène sonore. Les essais de Konrad Lorenz, ainsi que mes propres observations d'un couple de canards colvert dans les bassins de la Fondation Royaumont, m'ont suggéré des rapprochements nombreux entre le comportement animal et instrumental.
 L'instrument principal, la contrebasse, joue un rôle essentiel dans la fusion des deux univers. Miroir de l'orchestre, dont, comme dans le jazz, elle est la colonne vertébrale — car on ne peut écrire pour la contrebasse sans penser à Charlie Mingus, Ron Carter, ou Gary Peacock — elle reflète aussi bien les sons instrumentaux qu'animaliers qui, tout à la fois, sont déclenchés par elle et convergent en sa direction.
François Narboni